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Татьяна МАСС
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Во Францию тайно прибыли 400 русских моряков

Mistral : arrivée discrète de 400 marins russes à Saint-Nazaire



© AFP | Les marins russes sont arrivés à Saint-Nazaire à bord du navire-école "Smolniy"

Texte par FRANCE 24

Quelque 400 marins russes sont arrivés lundi à Saint-Nazaire, dans l'ouest de la France, pour s'initier à l'utilisation de deux navires de type Mistral. La vente de ces deux bâtiments par la France à la Russie suscite la controverse.

C’est sans tambour ni trompette que les 400 marins russes qui vont être formés à la manœuvre des deux navires de guerre Mistral sont arrivés, lundi 30 juin, au port de Saint-Nazaire, dans l’ouest de la France. Une discrétion qui témoigne des tensions qui entourent ce contrat avec la Russie.

Ces officiers resteront jusqu'à cet automne à bord du "Smolniy", leur navire-école long de 138 mètres, où ils prendront leurs repas et seront hébergés le temps de leur formation sur les Bâtiments de projection et de commandement (BPC) construits par les chantiers navals STX de Saint-Nazaire et DCNS.

>> À lire sur France24.com : "Vente des Mistral français à la Russie : retour sur un contrat controversé"

"Des demandes ont été faites par l'intermédiaire de STX pour qu'ils puissent utiliser cet été les installations sportives de la ville", indique-t-on à la mairie de Saint-Nazaire, qui leur a également fourni le "programme des festivités" pour leurs permissions de sortie. "On s'en tient au protocole républicain : on ne fait rien de plus ou rien de moins que pour n'importe quel autre navire militaire", précise la municipalité.

"L'honneur de la France vaut plus que des Mistral"

Une cinquantaine de manifestants s'étaient rassemblés, dimanche 29 juin, au pied du "Vladivostok", le premier des deux porte-hélicoptères qui seront livrés à la Russie, pour demander à la France d'annuler la vente en raison des tensions entre l'Ukraine et la Russie. Faisant flotter des drapeaux ukrainiens et chantant l'hymne du pays, certains s'étaient allongés au sol pour simuler les victimes potentielles de ces deux "navires d'invasion". "Hollande, non à la formation des 400 tueurs de Poutine", "Non au contrat Mistral" et "Hollande, l'honneur de la France vaut plus que des Mistral", pouvait-on lire sur des banderoles.

À la fois navire-amphibie, poste de commandement et hôpital embarqué, le "Vladivostok", construit pour moitié à Saint-Nazaire et à Saint-Pétersbourg, pourra transporter l'an prochain jusqu'à 16 hélicoptères et déployer à terre 450 soldats et des "forces mécanisées", selon les documents officiels de STX.

Un deuxième navire nommé... "Sebastopol"

Un deuxième BPC, baptisé "Sebastopol", du nom de la ville de Crimée où la Marine russe stationne sa flotte, doit être livré fin 2015 à la Russie. La commande comprenait également une option pour deux autres navires du même type, mais celle-ci n'a pas été levée à ce jour par les Russes.

La commande a suscité l'inquiétude de pays comme la Géorgie, la Pologne ou les États-Unis, particulièrement à la lumière des violences en Ukraine et de l'annexion de la Crimée par la Russie. Début juin, le ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, s'était prononcé contre la livraison des bâtiments à la Russie : "Nous avons nommé la Russie comme l'agresseur en Crimée et je ne pense pas que la France aimerait être dans la position de fournir des armes efficaces à un agresseur". Mais les autorités françaises ont affirmé à plusieurs reprises que le contrat serait honoré.

Avec AFP et Reuters

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